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Ile noire

Chaque auteur est une île


Jean-Paul Delfino

Publié par Difrade sur 21 Mai 2012, 11:38am

Catégories : #Ajaccio, #Brésil, #Corse, #Delfino, #festival, #littérature, #Livres, #polar, #Portugal

jpauldelfino

Jean-Paul Delfino vit et travaille à Aix-en-Provence. Ce Méridional de naissance aime à se qualifier de « citoyen du monde ». « Depuis plus de 20 ans, le Brésil m'a nourri et m'a tout donné. Il m'a façonné et m'a offert parmi les plus grandes joies de mon existence. » Par la littérature, l'écrivain offre l'évasion. « Avec de l'encre et du papier, on peut chambouler l'existence de lecteurs inconnus et, subitement, avec la seule arme d'une simple histoire, les faire s'envoler à 12 000 kilomètres de chez eux, dans un pays qu'ils n'auraient vraisemblablement jamais connu sans cela ! »

Citoyen du monde, brésilien de cœur, il a une bibliographie fournie.

orbrésil_delfino

Il a reçu  le Prix des lecteurs angevins en  2012. Ses derniers ouvrages ont pour décor récurrent le Brésil. En 2011, est paru « Pour tout l’or du Bresil », un roman historique solidement documenté, dont le récit se déroule en parallèle dans deux pays différents : le Portugal et le Brésil.  En rendant hommage à un pays au passé tourmenté, l'auteur livre une invitation à l'aventure. Tandis qu'un tremblement de terre ravage Lisbonne, Zumbi, fils d'esclave, quitte Rio de Janeiro pour faire fortune dans la quête de l'or et des diamants au Brésil. Sur fond de conspirations indépendantistes, on rencontre des personnages célèbres qui ont fait l'Histoire du Brésil et du Portugal. L'auteur dresse une peinture de ces pays en les opposant, tandis que la découverte de cette période historique mouvementée invite le lecteur à partager les péripéties vécues par deux héros.

Zumbi_delfino

 

Zumbi est le titre d’un précédent roman tout aussi historique. Ce roman que l’on peut qualifier d’historique nous ramène au 17ème siècle, d’abord en Afrique puis au Brésil. Certains personnages sont imaginaires, d’autres ont existé. C’est le cas de Zumbi, qui donne son nom au roman (Zumbi Dos Palmares fut le chef d’un groupe d’esclaves insurgés qui créa le royaume autonome des Palmares vers 1670.)

Semba, le héros du roman, est capturé par un négrier portugais installé au Brésil où l’attend sa vie d’esclave. Commence alors un véritable enfer pour lui et ses compagnons d’infortune : battus, humiliés, travaillant sans relâche à des travaux exténuants… Jean-Paul Delfino ne nous épargne rien du traitement réservé aux esclaves et montre ce qu’était l’aristocratie brésilienne du XVII° siècle. De quoi peut rêver un esclave sinon de liberté. Dans cette aventure, il nous parle aussi d’amour et d'amitié. On tremble avec Samba, on souffre avec lui. On partage sa révolte …

Zumbi est la quatrième fiction que Jean-Paul Delfino consacre au Brésil et  la fin laisse entrevoir une suite. Les trois premiers opus sont « Samba triste», « Dans l’ombre du Condor» et « Corcovado(Prix Amérigo Vespucci). La fin de Zumbi laisse entrevoir l’écriture du cinquième «  Pour tout l’or du Brésil »….

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Un sixième vient de paraître : Pour l’amour de Rio.

Lisbonne, novembre 1807. Les troupes de Napoléon, dirigées par le Général Junot, envahissent le Portugal. Sans armée digne de ce nom, Dom Joao VI, suivi par l'ensemble des membres de la cour royale et de la noblesse, est obligé de fuir en catastrophe, emportant avec lui, dans une cinquantaine de navires, toutes les richesses de son royaume. Leur seule destination possible: la lointaine colonie du Brésil. Au même moment, à Rio de Janeiro, Dona Josefina, une responsable du candomblé, l'un des cultes spirites issus de l'Afrique, accepte de collaborer avec un vieux médecin portugais à l'un des premiers ouvrages rendant compte de la condition des esclaves du Brésil. Tout d'abord jetée en prison, elle finira par mener à bien son projet et s'attirera les foudres de l'église. Dans un respect scrupuleux des faits historiques, Jean-Paul Delfino dépeint, avec violence et tendresse, la naissance du Brésil au monde moderne: une réalité composée d'intrigues royales, d'aventures tumultueuses et de déchirements amoureux. De la souffrance des gamins des rues à la passion de Jao VI pour cette colonie qui n'en sera bientôt plus une, de la déclaration d'indépendance du Brésil par Dom Pedro I à l'abolition de l'esclavage,

Pour l'amour de Rio dresse un portrait haletant et méconnu d'une nation en marche vers son destin.

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J
Ce Monsieur (Madame ?), me semble - et j'en suis sûr - confondre la Quimbanda avec l'Umbanda qui, elle, naît effectivement en 1930. Pour la Quimbanda, il n'existe pas de naissance officielle, tout comme pour le Candomblé. Au Brésil, jusque dans les années 1950, les dates importaient peu et les historiens n'étaient pas à quelques décennies près, surtout concernant les pratiques importées d'Afrique. Tout juste parle-t-on de trois Mères de saint qui, à Bahia et dans les années 1830, ont popularisé le Candomblé au sein d'un moulin appartenant à un fazendeiro (Ecole de : O Engenho velho). Quoi qu'il en soit, mille mercis à ce lecteur (lectrice ?), qui s'est donné la peine de lire mes ouvrages dont les sources (brésiliennes ou européennes) sont disponibles sur demande... Avec toutes mes amitiés, JPaul
D
Bonjour,Merci pour votre précision. Toutefois il s'agit d'un roman donc d'une fiction qui peut se permettre quelques anachronismes. Jean-Paul Delfino sera présent au 6ème Festival du polar à Ajaccio les 12 et 13 juillet prochains. Si vous passez par là, vcus pourrez en discuter avec lui. Je suis certain qu'il en srait ravi. Cordialement.
A
Dans Pour l'Amour de Rio l'auteur nous parle de la Qimbanda. Il me semble qu'il y a là un énorme anchronisme la quimbanda étant apparue au Brésil que vers 1930 en assimilant les thèses d'Allan Kardec qui en 1807 n'avait que 3 ans.

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